Percentyl S'inscrire

À propos

Pourquoi Percentyl existe.

Un outil né d'une thèse sur l'IA, construit d'abord pour l'usage quotidien de celui qui l'a écrit, et rendu public parce qu'il peut servir à d'autres.

La thèse

Rationnellement, l'IA sait effectivement tout faire. C'est la médiane des pensées et des savoirs humains, associée à la capacité de sourcer et de s'approprier la totalité de la connaissance disponible pour la restituer. Sur ce terrain, la partie est jouée, et il n'y a aucune raison de la regretter.

Ce qu'elle n'est pas, en revanche, c'est l'étincelle de la pensée humaine. L'esprit contrariant.

Dans un processus de décision, la réponse rationnelle est ce qu'il faut suivre dans la majorité des cas. Mais il existe, et il existera toujours, des situations où la pensée contrariante aura raison. Et comme les IA fabriquent le consensus, mécaniquement, l'edge contrarian va probablement devenir de plus en plus valorisable.

La conséquence Si le raisonnement moyen devient gratuit et illimité, ce qui se paie n'est plus de raisonner correctement. C'est de savoir quand le consensus se trompe, et de le savoir avec des raisons vérifiables avant l'issue.

Ce qu'il fallait entraîner

De là vient la conviction qui a fait naître cet outil : il faut s'entraîner à travailler son edge contrarian. C'est-à-dire devenir un vrai critical thinker, mais uniquement quand c'est utile, nécessaire, et meilleur que le consensus.

Cette dernière condition compte autant que les deux premières. Être contrarien par principe n'est pas une compétence, c'est encore laisser la foule décider de sa position en prenant l'inverse. Ce qui se travaille, c'est le discernement : suivre le consensus la plupart du temps, sans que ça coûte quoi que ce soit, et s'en écarter au moment précis où il a tort.

Pourquoi un outil plutôt qu'un livre

Il n'existe pas grand-chose pour s'entraîner. Il existe d'excellents livres sur le jugement, et ils changent ce qu'on sait. Aucun ne dit si on a progressé.

Or c'est le seul point qui compte. Rien en nous ne distingue une intuition juste d'une intuition fausse : les deux arrivent avec la même sensation d'évidence. Le seul remède est extérieur, et il tient en quatre gestes : écrire ce qu'on pense, le chiffrer, le dater, et laisser le réel trancher.

D'où cet outil, bricolé au départ pour un usage strictement personnel. Un cas réel par jour, une probabilité verrouillée avant de connaître l'issue, un score comparé à celui des autres joueurs plutôt qu'à une vérité abstraite, et une formation qui explique pourquoi tout ça est nécessaire.

Pour qui c'est fait

Percentyl a été créé par son auteur pour lui-même, qui l'utilise au quotidien pour progresser. C'est important à dire, parce que ça explique la plupart des choix : pas de publicité, pas de vente de données, pas de mécanique conçue pour retenir plus longtemps que nécessaire, et un score qui refuse de sortir avant trente cas résolus parce qu'en dessous il ne mesurerait que du bruit.

Si ça peut servir à d'autres, autant le rendre disponible plus largement. C'est la seule ambition de cette mise en ligne.

Qui écrit

Quentin Devillechabrolle, ancien de Palantir, où il a baigné pendant des années dans la pensée contrariante, auprès de ceux qui la pratiquent le mieux au monde et au quotidien.

Le plus simple

Un cas réel, aujourd'hui.

La thèse ci-dessus ne vaut rien tant qu'elle n'est pas vérifiée sur toi. Le cas du jour se joue sans compte, et ton score apparaît au bout de trente cas résolus.